Topaz sépare les correctifs photo et les correctifs IA avec Wonder 3.5 et Bloom 2
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Topaz lance deux modèles distincts, l'un pour la photographie classique, l'autre taillé pour les images générées par IA et leurs défauts propres. La retouche admet enfin que nettoyer un visage IA raté n'a rien à voir avec agrandir une photo compressée.

Topaz vient d'admettre officiellement ce que beaucoup de retoucheurs constataient depuis des mois sur leur écran : une image générée par IA ne se répare pas comme une photo. Wonder 3.5 traite les clichés classiques, ceux qui souffrent de compression, de faible définition ou de bruit numérique. Bloom 2, lui, s'attaque spécifiquement aux images issues de générateurs, avec leurs textures lisses, leurs mains improbables et leurs visages légèrement faux.
Cette séparation parle directement au retoucheur qui reçoit aujourd'hui un dossier client mêlant photos de studio et visuels produits par un générateur, souvent sans distinction. Bloom 2 propose plusieurs degrés d'intervention, d'une correction discrète à une refonte plus marquée, avec une option dédiée pour rattraper un visage abîmé sans repartir de zéro. Concrètement, cela évite d'appliquer un algorithme pensé pour du grain photographique sur une texture de peau générée qui n'a jamais eu de grain à l'origine, une confusion qui produisait souvent des résultats plus étranges que l'image de départ.
La compatibilité annoncée avec ComfyUI, fal, Krea ou Pixelcut confirme que ces correctifs sont pensés pour s'insérer dans une chaîne de production existante, pas pour rester un outil isolé. Un directeur artistique qui construit un moodboard mêlant photos et rendus IA peut désormais choisir le bon filtre selon la source, plutôt que d'accepter un compromis unique sur l'ensemble du dossier.
La version de bureau de Wonder 3.5 reste absente, Topaz préférant l'ajuster sur les retours du service web avant de l'intégrer à son logiciel photo, sans date annoncée. Pour un studio habitué à travailler hors ligne sur des fichiers volumineux, ce choix impose de passer par le web en attendant, ce qui pèse sur les habitudes plus que sur la qualité du résultat.
Séparer les deux logiques n'a rien d'un gadget marketing : cela reconnaît que l'image générée par IA constitue désormais une matière première à part, avec ses propres défauts et son propre marché de correction. Les studios qui mélangent encore les deux flux dans un seul pipeline vont devoir revoir leur méthode avant que leurs clients ne le remarquent à leur place.