Topaz réduit l'attente sur l'upscaling vidéo, pas la facture en crédits

— AUDIOVISUEL

Starlight Fast 3 fait tenir un upscaling 4K en quatre minutes là où il en fallait dix-huit. Le gain de vitesse arrive avec un mode Speed Boost qui double la consommation de crédits, et Premiere récupère enfin ces traitements sans sortir du montage.

Topaz réduit l'attente sur l'upscaling vidéo, pas la facture en crédits

Un monteur qui livre en 4K connaît cette attente devant la barre de progression d'un upscaling. Topaz vient de la raccourcir sérieusement avec Starlight Fast 3, qui traite un clip de quinze secondes en un peu plus de quatre minutes contre près de dix-neuf minutes auparavant sur la même machine.

Ce gain change concrètement une journée de post-production. Un motion designer qui doit livrer plusieurs versions d'un même film publicitaire dans la nuit peut désormais boucler des allers-retours qui bloquaient jusqu'ici tout le planning de rendu. La bascule se joue au niveau du poste de travail, pas du studio entier, mais elle libère du temps de calcul précieux quand les délais client se comptent en heures.

Speed Boost, réservé au traitement le plus précis de Topaz, va plus loin sur le papier : une vidéo de cinq minutes qui prenait deux heures et demie tombe à un quart d'heure. Le chiffre impressionne, sauf que Topaz fait payer cette rapidité au double du tarif habituel en crédits. Sur une ligne de devis, ce choix se traduit en arbitrage réel entre urgence et marge, pas en simple case à cocher dans un logiciel.

L'arrivée de ces traitements directement dans Premiere mérite plus d'attention que les chiffres de vitesse. Un monteur qui gérait jusqu'ici l'upscaling et la conversion HDR dans une application séparée peut désormais rester dans sa timeline pour finir l'image. C'est le genre de friction qui, une fois supprimée, change une habitude de travail installée depuis des années.

Reste que la promesse de vitesse vient uniquement des tests communiqués par Topaz lui-même, sur des configurations choisies par l'entreprise. Un débruitage lourd sur un clip tourné en basse lumière ou une texture fine à préserver donnera sans doute des résultats moins spectaculaires que la démonstration.

L'extension à Android confirme surtout une stratégie plus large de Topaz, qui construit un écosystème continu du smartphone à la station de montage. Pour un studio qui utilise déjà ces outils, la vraie question de rentrée devient celle du budget crédits à prévoir quand la vitesse coûte plus cher que la patience.

Sources

Umiros Média