SVG-Bench note 14 IA à produire des logos, icônes et diagrammes vectoriels
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352 000 votes humains départagent 14 générateurs de SVG, catégorie par catégorie plutôt que sur un score unique. Un modèle brillant en illustration peut finir dernier sur un diagramme, et le fichier préféré n'est pas toujours celui qui respecte la consigne.

Aucun des 14 modèles testés par Datapoint AI ne domine partout. GPT-6 Astra prend la première place générale, mais Arrow 2 Telos le bat largement en illustration et en mise en scène, avant de tomber dernier sur les diagrammes. Gemini 3.8 Flash rafle les logos, les interfaces et les exercices de précision. Claude Opus 5.5 gagne sur les icônes. Le classement unique masque ces écarts, et c'est justement ce que le détail par catégorie révèle.
Pour un designer graphique qui produit des identités visuelles, des pictogrammes ou des interfaces avec un générateur vectoriel, ce découpage compte plus que le podium affiché en une. Choisir un modèle pour dessiner un jeu d'icônes cohérent et choisir un modèle pour construire un organigramme avec des relations exactes revient à poser deux questions différentes, avec deux bonnes réponses différentes. Un studio qui briefe une IA sur un schéma technique devrait regarder le score en diagrammes, pas le score général, sous peine de livrer un visuel joli et faux.
Le protocole mesure une préférence entre deux images, votée par des évaluateurs qui ignorent le nom des modèles. Il ne vérifie pas si le code SVG reste propre à modifier, ni si chaque élément demandé est réellement présent. Un fichier préféré pour son esthétique peut très bien comporter une erreur de proportion ou un texte mal placé, invisible au premier coup d'œil mais gênant à la relecture client.
Le coût par fichier exploitable change aussi la donne budgétaire. Générer un SVG valide revient à cinq centimes de dollar chez Claude Opus 5.5, contre plus de trente centimes chez Arrow 2 Telos, soit un écart d'environ six fois sur le même type de livrable. Sur un volume de production important, comme une bibliothèque d'icônes pour une charte graphique, ce ratio pèse autant que la qualité perçue du rendu.
Le classement général sert surtout à vendre une tête d'affiche. Le détail par catégorie, lui, ressemble à ce qu'un directeur artistique devrait consulter avant de choisir un outil pour une tâche précise. Reste à savoir, pour chaque brief, laquelle des huit catégories du test ressemble vraiment au projet en cours.