SuperSplat 3.0 fait tenir les scènes 3D géantes dans un simple onglet

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PlayCanvas réécrit son éditeur de captures Gaussian splatting autour de WebGPU et fait chuter la mémoire consommée par le navigateur d'un facteur quinze sur une scène test. Les gains dépendent de la carte graphique de chacun, mais l'éditeur en ligne devient enfin utilisable sur des captations volumétriques qui faisaient planter l'onglet.

SuperSplat 3.0 fait tenir les scènes 3D géantes dans un simple onglet

Une scène de plusieurs millions de points colorés qui faisait planter l'onglet du navigateur, c'était le quotidien de qui manipulait des captations volumétriques dans SuperSplat. PlayCanvas annonce une chute de mémoire d'un facteur quinze sur son fichier de test, en confiant le tri et l'affichage à la carte graphique plutôt qu'au processeur du navigateur. Une scène qui occupait 1,5 Go dans le navigateur tient désormais dans 105 Mo.

Ce genre d'éditeur concerne directement le scénographe ou le décorateur virtuel qui prépare une captation réelle pour l'intégrer dans un environnement de tournage ou une expérience immersive. Concrètement, nettoyer les parasites d'une capture de jardin ou de lieu patrimonial, corriger une différence de lumière entre deux prises, assembler plusieurs captations dans un même décor : ce sont des étapes qui plantaient régulièrement sur les gros fichiers, et qui deviennent manipulables sans changer de machine.

La nouvelle brosse de sélection en volume, qui distingue le devant d'un objet de ce qui se trouve loin derrière, et les corrections colorimétriques appliquées à une zone précise plutôt qu'à toute la scène, changent aussi le temps passé sur une retouche fine. Ce sont des gestes que l'ancien outil obligeait à faire à l'aveugle, sur l'ensemble du fichier.

La mesure publiée porte sur un seul fichier et sur les réglages choisis par PlayCanvas. Le gain réel dépendra du modèle de carte graphique, du pilote installé et du navigateur utilisé, sans campagne de test indépendante pour l'instant. Autre bascule à surveiller: le passage obligatoire à WebGPU retire la compatibilité avec WebGL 2, donc avec certains navigateurs et machines plus anciennes qui tournaient jusque là.

Ce qui existait avant demandait souvent d'installer un logiciel lourd ou de composer avec des plantages réguliers sur les grandes scènes. Un éditeur gratuit et accessible depuis un navigateur qui encaisse des dizaines de millions de points sans figer l'interface change la ligne de devis d'un projet de scénographie basé sur des captations réelles: moins de temps perdu en manipulation, davantage consacré à la retouche fine. Reste à vérifier, poste de travail par poste de travail, si la carte graphique suit.

Sources

Umiros Média