OpenArt Arena note les modèles image et vidéo métier par métier
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Le classement général et le classement par tâche donnent deux gagnants différents selon qu'on cherche une image type ou une retouche précise. De quoi rappeler qu'un podium ne dit rien du brief exact posé un mardi matin en agence.

Un directeur artistique qui choisit son générateur d'image sur la seule réputation générale du modèle prend un risque silencieux. OpenArt vient de le rendre visible avec un classement qui sépare douze usages : publicité, cinéma, montage, retouche, graphisme, synchronisation labiale. Seedream 5.0 Pro domine le score global en image, mais dès qu'on entre dans le design graphique, GPT Image 2 passe devant, porté par sa gestion de la typographie et de la mise en page. Même bascule côté vidéo : Seedance 2.5 tient la tête générale, Wan 3.0 reprend l'avantage sur le montage.
Pour un graphiste qui produit des visuels e-commerce ou un motion designer qui enchaîne des plans à raccorder, ce découpage change une décision concrète : celle du modèle à tester en premier selon la tâche du jour, pas selon la moyenne toutes catégories confondues. Un habillage typographique et une retouche localisée ne mobilisent pas les mêmes forces d'un modèle, et le classement le confirme chiffre à l'appui plutôt que par intuition.
La méthode mérite le détail parce qu'elle évite le piège classique du vote de préférence brute. Les évaluateurs ne disent pas ce qu'ils préfèrent en général, ils tranchent sur un critère nommé, comme le respect d'un logo ou la fidélité d'un visage. Sur mille trois cent points d'écart entre deux modèles en tête de montage vidéo, un seul point sépare parfois les deux premiers, ce qui oblige à lire l'intervalle de confiance avant de trancher.
Une réserve pèse pourtant sur l'ensemble : seuls les modèles disponibles sur la plateforme d'OpenArt participent, et un modèle déjà référencé ailleurs sur le site, GPT Image 2.5, manque à l'appel du premier tableau publié. Le classement décrit donc un sous-ensemble du marché, pas son inventaire complet, et son évolution dépendra de ce qu'OpenArt choisit d'y ajouter.
Ce classement vaut mieux qu'un podium unique, il reste une présélection, pas une garantie. Le prix, la vitesse de génération et les conditions de licence restent hors du score de qualité, alors qu'ils pèsent directement sur une ligne de devis. Avant de basculer une production entière sur le mieux noté d'une catégorie, un test avec les propres références du projet reste le seul moyen de vérifier que le brief tient la route.