Nex-AGI fait entrer ses agents dans Blender, taillés pour les fermes de GPU

— AGENTS

Nex-AGI lance trois modèles agents, dont un capable d'ouvrir Blender et de corriger seul ses actions après avoir observé l'écran. Le déploiement recommandé réclame des fermes de GPU professionnelles, et l'un des trois modèles reste pour l'instant un simple service hébergé.

Nex-AGI fait entrer ses agents dans Blender, taillés pour les fermes de GPU

Nex-AGI présente trois modèles baptisés Nex-N2.5, conçus pour agir directement dans un logiciel, en dépassant la simple fenêtre de discussion. L'exemple choisi parle aux studios de production: un agent ouvre Blender, modifie une scène, observe le rendu puis corrige son geste. L'ancrage dans Blender rapproche directement l'annonce des logiciels que les infographistes utilisent chaque jour.

Pour un artiste 3D ou un motion designer, la promesse touche une étape précise. Elle vise la boucle de test, rendu et correction qui précède chaque validation client. Un agent qui observe une capture d'écran, repère un bouton manquant ou une boîte de dialogue bloquante, puis ajuste sa stratégie, allège potentiellement cette répétition. Le modèle ne pilote pas seul la machine. Un programme extérieur prend les captures d'écran, convertit les réponses en clics et fixe les droits accordés. La responsabilité de la sécurité revient donc entièrement à celui qui déploie l'agent.

Les démonstrations montrent la continuité de ces boucles sans donner le taux d'échec réel logiciel par logiciel. Nex-AGI ne précise ni le nombre de tentatives ni la part des séquences préparées à l'avance. Sur Blender ou tout autre logiciel de création, une erreur de perception précoce peut entraîner plusieurs actions incorrectes avant d'être corrigée. Ce risque pèse directement sur le temps de supervision requis.

Le déploiement recommandé situe déjà l'ambition: huit GPU H100 pour la version capable de voir un écran, seize H200 pour la version la plus puissante. Cette architecture vise des plateformes et des éditeurs de logiciels capables d'amortir ce matériel, loin du serveur qu'un studio installerait seul.

L'étiquette open source mérite d'être précisée. Les poids du modèle capable de voir un écran restent annoncés pour plus tard. Le dépôt public ne livre ni le code d'entraînement ni les données ayant façonné les trajectoires observées. Un studio curieux gagnerait à tester l'agent sur une scène Blender jetable, isolée de tout fichier de production, avant d'envisager la moindre délégation réelle.

Sources

Umiros Média