Manus impose une relecture avant de coder, et c'est une bonne nouvelle
— AGENTS
Manus ajoute un mode Plan qui expose sa démarche en Markdown avant toute construction, validation humaine obligatoire. Je pense que cette pause vaut plus que n'importe quelle nouvelle capacité générative pour qui pilote des prototypes avec un agent.

Ce qui me frappe dans cette annonce, c'est qu'elle ne vend aucune nouvelle prouesse technique, juste une pause. Manus s'arrête avant de construire, écrit son plan en Markdown, et attend qu'on le corrige ou qu'on le valide. Rien ne se lance tant que ce document n'est pas confirmé.
Je reconnais la scène immédiatement : un directeur artistique demande un prototype de site vitrine en une phrase, l'agent part bille en tête, et trois heures plus tard on découvre que l'intégration de paiement a été oubliée ou que la hiérarchie visuelle ne tient pas. Recommencer à ce stade coûte du temps de production réel, pas une simple retouche. Le mode Plan déplace ce risque en amont, là où corriger un paragraphe de texte coûte trois fois rien comparé à défaire une arborescence de pages déjà générées.
Je pense que cette logique de relecture avant exécution est exactement ce qui manque à la plupart des agents créatifs aujourd'hui. On leur demande de la vitesse, jamais de la lisibilité sur leurs intentions, et on découvre le résultat plutôt que le raisonnement. Ici, le plan devient un livrable intermédiaire qu'on peut annoter, discuter avec un client, faire signer avant de lancer la fabrication.
Je testerais ce mode sur un prototype de landing page client, avec le plan envoyé en validation avant toute génération, un peu comme on ferait relire un wireframe avant la maquette finale. L'effet de bord signalé, une phrase suffisant à déclencher une construction complète parce que le plan comble les trous du prompt, mérite d'être vérifié en conditions réelles avant d'y faire confiance sur un livrable engageant pour un client.