Invideo transforme Agent Two en chef de production automatisé
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Neuf workflows guidés prennent en charge casting, storyboard, déclinaisons de visuels et localisation, avec un contexte de projet qui suit d'une étape à l'autre. La méthode se construit une fois puis se rejoue, ce qui déplace le travail du réalisateur vers la validation plutôt que la fabrication répétée.

Un réalisateur publicitaire qui doit sortir un casting de personnages, un découpage en plans puis une déclinaison de visuels pour trois marchés passe habituellement par trois logiciels et autant de briefs recomposés à chaque fois. Invideo propose de fixer cette suite d'étapes une bonne fois, de la nommer casting ou storyboard, puis de la relancer sans tout réexpliquer à l'agent.
Le procédé fonctionne en boucle courte : on choisit une tâche, on fournit les références, on répond aux questions posées, on valide ce qui sort. Pour un storyboard, cela veut dire un découpage de plans livré directement dans le format prévu pour le film, sans repasser par un export manuel. Pour un casting, l'agent lit le script, isole les personnages, sort leurs fiches et leur associe une voix, ce qui abat une bonne partie du travail préparatoire que fait aujourd'hui un assistant de production.
Ce qui tient l'ensemble, c'est la mémoire de projet : un nouvel agent ajouté en cours de route récupère les décisions déjà prises sans qu'on lui remette le dossier depuis le début. Sur une campagne à multiples déclinaisons, cela change la nature du brief : on ne répète plus les mêmes contraintes de personnage ou de direction visuelle à chaque nouvel intervenant.
La limite tient à l'endroit où tout se joue. Storyboard, casting, montage, banque d'images sous licence, gestion des budgets : tout reste dans l'environnement Invideo, et rien n'indique comment ces workflows survivent en dehors, si un studio doit repasser par ses propres outils de montage ou de gestion de projet.
Comparé à une suite de prompts recomposés à chaque brief, ce système fait gagner du temps de mise en route plutôt que du temps de création. Il vaut surtout pour les studios qui tournent beaucoup de variantes courtes, où répéter la même méthode pèse plus lourd que l'inventer une fois.
La question concrète pour un motion designer n'est pas de savoir si l'agent sait faire un storyboard, mais s'il accepte de travailler avec les fichiers et les habitudes déjà en place dans son studio.