GPT-Image-2.5 sépare la vitesse de la précision, et double la facture
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OpenAI sépare la génération d'images en deux vitesses, une rapide et une précise, sous la même famille GPT-Image-2.5. La grille tarifaire affiche des montants deux fois supérieurs à la version précédente, et le calcul de coût se joue désormais sur les reprises évitées.

OpenAI livre deux moteurs sous un seul nom, et le choix se joue avant même de lancer une génération. Flare traite vite. Sunburst traite serré. L'exemple donné dit tout : changer la couleur d'un vêtement sans déplacer le visage, corriger une inscription sur une affiche sans reconstruire toute la composition.
Pour un studio de retouche packaging ou publicité, cette promesse vise l'étape la plus coûteuse du métier, celle de la reprise. Une modification locale qui contamine le reste de l'image oblige à recommencer, et chaque recommencement se facture au client ou au budget interne. Sunburst cible précisément les chaînes de retouches où le produit, le visage ou la typographie doivent tenir d'un tour à l'autre sans dériver.
La documentation affiche pourtant une grille tarifaire deux fois plus élevée que celle de GPT-Image-2, avec certaines fiches techniques qui annoncent encore l'ancienne grille par erreur. Un studio qui budgète ses visuels sur les anciens tarifs se trompe de ligne de devis dès le premier chiffrage.
Le vrai calcul ne se fait pas sur le prix d'un fichier généré, mais sur le nombre de tentatives évitées avant d'obtenir un rendu utilisable. Sunburst coûte davantage à l'image, mais une reprise manuelle en atelier de retouche coûte souvent plus cher encore en temps facturé. Flare, lui, gagne en attente plus qu'en prix unitaire, ce qui compte pour les volumes de catalogue ou de réseaux sociaux.
OpenAI ne publie aucun chiffre sur le taux de réussite d'une retouche locale ni sur le nombre moyen de tentatives nécessaires. Chaque studio devra donc tester les deux modèles sur ses propres visuels, ses propres identités de marque, avant de rebasculer un budget de production dessus.
Ce partage entre vitesse et précision formalise ce que les équipes créatives faisaient déjà de manière artisanale, en choisissant un outil léger pour l'ébauche et un outil plus lent pour le fichier final. La question qui reste ouverte pour un directeur artistique n'est pas la qualité d'une première image, mais la quantité de travail réellement économisée entre cette proposition et le fichier livré au client.