Gemini Omni 1.1 Flash rallonge ses plans et chiffre le prix de chaque seconde
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Google ajoute à sa génération vidéo une mémoire de dix secondes, des extrémités de plan imposées et quatre niveaux de définition. Le tarif reste calculé à la seconde, ce qui transforme chaque essai en ligne de coût précise pour un studio.
Un plan qui se prolonge sans perdre ses personnages, un début et une fin fixés à l'avance, des brouillons rapides avant le rendu final : Gemini Omni 1.1 Flash pousse la génération vidéo vers une logique de production plutôt que vers l'effet ponctuel. Le modèle passe en disponibilité générale dans l'API Gemini et retient désormais dix secondes de contexte avant de continuer une séquence, contre une seule auparavant.
Pour un motion designer qui prépare un plan publicitaire de trente secondes, cette mémoire élargie change la manière de fractionner le travail. Une scène peut être lancée, prolongée par blocs, puis réorientée avec une nouvelle consigne à chaque étape, caméra qui bouge, décor qui change, dialogue qui continue. Le même praticien peut tester plusieurs variantes en définition basse avant de ne monter en 4K que la version validée par le client, ce qui déplace une partie des allers-retours créatifs vers l'amont du devis.
La continuité s'arrête net en fin de clip. Le modèle ne sait ajouter une scène ni avant ni au milieu d'une vidéo existante, seulement à la suite. La montée en 1080p ou en 4K se fait par agrandissement du rendu généré en 720p, pas par une génération native dans ces définitions, ce qui laisse les détails fins tels qu'ils sont sortis au départ.
Côté budget, une seconde de vidéo en 720p revient à environ dix centimes, soit près d'un dollar pour dix secondes de sortie, avant les entrées et les régénérations ratées. Ce chiffre, aussi anodin qu'il paraisse, devient vite une ligne de calcul concrète pour un studio qui multiplie les essais avant validation.
Google annonce déjà des intégrations dans Adobe Firefly, Figma Weave et Runway, ce qui indique où ces blocs de génération finiront par tourner sans que l'utilisateur y pense. Le montage reste néanmoins un métier à part entière : Omni 1.1 fournit des segments plus pilotables, pas un film assemblé. Ce sont les studios qui gardent la main sur la continuité finale, en payant chaque bloc au fur et à mesure de la commande.