Gamma 5 attaque le look générique des présentations à l'IA

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Gamma reconnaît enfin ce que tout graphiste répète depuis deux ans : une diapo générée se reconnaît au premier coup d'œil. Sa version 5 mise sur des styles élargis et des préférences de marque mémorisées pour casser cette signature, mais la retouche reste groupée par lot entier.

Gamma 5 attaque le look générique des présentations à l'IA

Cent millions d'utilisateurs, c'est le chiffre que Gamma met en avant pour sa version 5, et ce volume dit beaucoup. Un outil de présentation devenu réflexe dans les équipes marketing et les agences a fini par produire sa propre esthétique reconnaissable entre mille : mises en page clonées, visuels interchangeables, hiérarchie prévisible. Gamma nomme ce défaut l'odeur d'IA, un aveu rare venant d'un éditeur qui vit justement de cette génération automatique.

Le directeur artistique chargé de superviser des decks clients connaît ce problème de près. Il reçoit une présentation générée, repère l'absence de personnalité en quelques secondes, puis passe une heure à retoucher polices, couleurs et compositions pour effacer la trace de la machine. Gamma 5 tente de réduire cette reprise avec des modèles de marque enregistrés et une palette de styles élargie, censés garder une identité visuelle stable d'un projet à l'autre. Un agent conversationnel accompagne désormais la structuration du propos avant même la mise en forme, et un canvas libre permet de cibler une diapositive ou un élément précis à la main.

La reprise de documents existants change aussi la donne pour qui travaille sur des bases PowerPoint ou PDF déjà construites. La mise en page d'origine reste modifiable, ce qui évite de repartir d'une page blanche à chaque refonte de deck. Les connecteurs vers Slack ou Granola ajoutent un contexte métier directement injecté dans la présentation, en lecture seule et dans la limite des droits du compte.

Un détail freine pourtant l'enthousiasme : les modifications issues d'une même demande s'appliquent toutes ensemble, sans validation élément par élément. Pour un directeur artistique habitué à accepter une correction et refuser la suivante, cette granularité manquante oblige à tout garder ou tout annuler, au risque de perdre une bonne idée noyée dans un lot raté.

L'ambition de Gamma 5 tient debout sur le papier : viser la variété plutôt que le plus grand nombre de diapositives produites à l'heure. Reste à voir si la palette élargie suffit à tromper un œil de graphiste entraîné, ou si l'odeur d'IA change simplement de parfum.

Sources

Umiros Média