ElevenLabs libère l'usage commercial de ses musiques générées gratuitement

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Une chanson composée gratuitement sur ElevenMusic peut désormais habiller une publicité ou une vidéo de marque, à condition d'afficher la mention Made with ElevenMusic. La distribution en streaming reste réservée aux comptes Pro, et le test qualité mis en avant par l'entreprise ne fournit aucun chiffre vérifiable.

ElevenLabs libère l'usage commercial de ses musiques générées gratuitement

Un motion designer qui doit livrer une musique d'accompagnement pour une vidéo de marque en fin de semaine trouve là un raccourci concret. ElevenLabs autorise désormais l'usage commercial d'une chanson produite gratuitement sur ElevenMusic, du moment qu'une mention Made with ElevenMusic reste visible dans le contenu final. Une publicité, une vidéo monétisée ou un podcast peuvent en bénéficier sans passer par un abonnement.

Le modèle Music v2.5 devient le choix par défaut pour composer à partir d'une instruction ou d'un morceau de référence, avec des arrangements que l'entreprise présente comme plus riches sur le R&B, le rock, le hip-hop ou les musiques orchestrales. Pour un réalisateur publicitaire qui cherche un habillage sonore crédible sans budget compositeur, ce type de rendu peut suffire à sonoriser un animatique ou une version de test client avant validation finale.

La tarification API affiche 0,15 dollar la minute générée, ce qui revient à quelques centimes pour une boucle de trente secondes destinée à un montage. Mais un projet réel demande plusieurs essais, variations et remplacements de sections avant d'obtenir un résultat exploitable, et cette mécanique gonfle vite la facture réelle au-delà du tarif affiché.

La limite la plus concrète tient à la distribution. Une chanson gratuite peut sonoriser une campagne, mais elle ne peut pas rejoindre Spotify ou Apple Music comme un single, ce privilège restant réservé à la formule Pro. Une marque qui voudrait transformer une musique de pub en single promotionnel devra donc payer, même après avoir diffusé le morceau gratuitement ailleurs.

ElevenLabs annonce que sa nouvelle version a remporté la majorité d'un test à l'aveugle portant sur près de quarante-huit mille comparaisons, sans donner ni le pourcentage de préférence ni le profil des testeurs. Ce chiffre reste un argument commercial tant qu'aucun protocole ne permet de le vérifier de l'extérieur.

La vraie bascule tient moins à la qualité sonore qu'aux droits attachés dès la création du morceau, désormais fixés une fois pour toutes même en cas de résiliation d'abonnement. Pour une agence qui produit des dizaines de vidéos de marque par mois, cette clarté contractuelle pèse davantage qu'un gain de réalisme sur les cordes ou les cuivres.

Sources

Umiros Média