Adobe boucle le rachat de Topaz Labs et glisse ses modèles dans Creative Cloud

— Business

L'acquisition annoncée en juin est officiellement close, et Topaz garde sa marque, ses applications et son CEO, désormais chez Adobe. Ses technologies de netteté, de débruitage et d'upscaling s'installent déjà dans Lightroom, Photoshop et Firefly, avec Premiere en ligne de mire.

Adobe boucle le rachat de Topaz Labs et glisse ses modèles dans Creative Cloud

Le rachat de Topaz Labs par Adobe est acté depuis le mois de juin, et l'opération vient d'être officiellement bouclée. La marque survit, les applications restent vendues à part, et Eric Yang, son fondateur, rejoint l'équipe vidéo et audio d'Adobe. Rien ne change en apparence pour qui achetait déjà Topaz en solo.

Ce qui bouge se voit ailleurs, dans les logiciels que beaucoup de monteurs ouvrent chaque jour. Lightroom a récupéré Noise-Aware Sharpen pour affiner le piqué sans sortir du logiciel, et des briques Topaz tournent déjà dans Photoshop et Firefly. Un monteur qui reçoit des rushes tournés en basse lumière ou une vidéo mobile à préparer pour un grand écran gagne une étape de traitement qu'il devait auparavant sous-traiter à un logiciel tiers, ouvert et fermé à part.

Adobe récupère aussi Neurostream, la couche technique qui fait tourner les modèles Topaz directement sur l'ordinateur ou dans le cloud selon la machine disponible. Sa dernière version accélère jusqu'à deux fois certains traitements sur les Mac récents à puce Apple. Concrètement, un export d'upscaling qui prenait dix minutes sur une machine plus ancienne peut se régler en cinq sur un poste à jour, un gain qui compte quand une livraison client tombe le soir même.

Topaz continue de vendre ses logiciels en dehors de Creative Cloud, et rien dans l'annonce ne fixe une date de fin à cette autonomie. L'historique des rachats logiciels enseigne pourtant que les marques indépendantes finissent rarement identiques à ce qu'elles étaient avant l'achat. Les studios qui possèdent une licence Topaz en dehors de tout abonnement ont intérêt à observer comment évolue ce statut avant leur prochain renouvellement.

Comparé à un outil tiers qu'il fallait acheter, installer et faire dialoguer manuellement avec Premiere ou Lightroom, l'intégration directe change la mécanique du montage plus que celle du rendu final. Le résultat visuel reste le même, mais le nombre d'allers-retours entre logiciels diminue, et c'est souvent ce qui pèse le plus sur une timeline serrée.

Pour un monteur qui paie encore Topaz en licence séparée, la question du renouvellement se posera différemment dès que les mêmes traitements arriveront nativement dans son abonnement Creative Cloud.

Sources

Umiros Média